1 - Place
des Cornières
De
dimensions modestes (35x30m), elle s’étend là
où le sommet de la butte, en s’élargissant, offre
les plus grandes possibilités d’aménagement. Lieu
de vie communautaire de la bastide par excellence : marchés,
annonce des décisions consulaires, lieu de spectacle, lieu
d’exécution. Bordée d’arcades en plein cintre,
en anse de paniers sur trois de ses côtés et de maisons
s’échelonnant du XVème s. au XVIIIème s.,
la place possède une maison d’angle qui lui confère
le nom de cornière. |
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2 - Eglise
Saint Barthélemy
Elle
s’insère, de manière inhabituelle, perpendiculairement
à la place. De l’édifice primitif du XIIIème
s., il ne reste plus que la première travée et le portail
donnant sur la place. L’église, lors des différents
travaux de reconstruction et d’agrandissement, a été
désorientée. On peut y lire les différentes campagnes
de travaux. Mobilier intéressant : stalles, tableaux, retable
baroque, lambris peints attribués à Joseph Ingres et ses
élèves, orgue de choeur. |
3 - La Barbacane
Après
les grandes périodes de trouble, cet ouvrage militaire défensif
qui protégeait la Porte d’Auriac des assauts du faubourg,
a laissé place à une esplanade poétique. La magnificence
du lieu a d’ailleurs inspiré un poète local :
«
De l’antique rempart qui domine la plaine
Où le long ruban vert du Lendou se déploie,
On peut voir tous les soirs, montant de chaque toit,
De petites fumées qui leur font une haleine … »
La
Barbacane, Pierre Sourbié (1906-1985) |
esplanade de la Barbacane |
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4 - Jardin
du Pèlerin
Cet
aménagement inédit retrace l’histoire et le parcours
initiatique du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. Le
Jardin se présente comme un jeu de l’oie. Un sentier parsemé
de cases et de panneaux numérotés permet aux joueurs ou
promeneurs de se déplacer en suivant des étapes qui racontent
le quotidien
du pèlerin : hospitalité, notion de hasard, joies et peines,
épreuves et difficultés, mauvaises rencontres et bonheur,
pour finalement accéder « au Paradis », fin du jeu.
L’ordre des étapes est semblable au jeu de l’oie
: il faut d’abord traverser l’eau, la prison est après
l’auberge, le puits est avant le pont, la mort est après
la prison … pour arriver en fin de parcours à Saint Jacques
de Compostelle. Le jardin se compose de panneaux en lave émaillée
comportant des photos prises, pour la plupart, sur la Voie du Puy, des
couplets de chansons (du XIème au XVIIIème s.), dont les
mots clés sont traduits en quatre langues (français, occitan,
anglais, espagnol) et les épreuves à accomplir par le
joueur. La végétation, choisie suivant sa symbolique médiévale,
illustre la péripétie évoquée sur le panneau.
Entrée
libre toute l’année. Jeu de dés et dépliant
disponibles à l’office de tourisme. |
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6 - Ancien
couvent des Clarisses
Cet
ensemble de bâtiments abrita une communauté de sœurs
clarisses du XVIIème s. à la Révolution. Il fut
par la suite le siège de la gendarmerie, d’où le
nom actuel de la rue. Façade Renaissance (portail, fenêtres
à meneaux). |
7 - Place
de la Brêche
Nommée ainsi en référence aux différentes
prises de la ville par ce lieu (Anglais pendant la guerre de Cent
Ans et protestants pendant les guerres de religion).
Fontaine et pyramides en céramique de Jacques Buchholtz dans
le jardin au-dessous.
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Rue de la Mairie
- Nuits de Lauzerte
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8 - Rue de
la Mairie
2ème
artère principale de la bastide. Elle correspond au 1er parcellaire
d’habitations du Castelnau, le plus remanié par la suite.
Habitations datant du XVIIIème s. avec des vestiges médiévaux
(portes, fenêtres …). Coin des puissants, opposé
aux faubourgs (quartiers populaires et des tanneurs). |
9 - Place
du Château
Permet
d’apprécier la position stratégique et naturellement
défensive de Lauzerte, jadis place forte surveillant au nord
la vallée de la Barguelonne et à l’est la vallée
du Lendou. Cette place marque l’emplacement de l’ancien
château.
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caves de la
Sénéchaussée
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10 - Promenade
de l'Eveillé
Créée
au XVIIIème s. sur les anciens fossés, cet aménagement
répond à la volonté des Consuls (administrateurs
de la bastide) d’offrir aux habitants un lieu de promenade et
de foire aux bestiaux.
Les façades extérieures des maisons, ancrées dans
le rocher, faisaient office de rempart. |
11
- Eglise des Carmes, les faubourgs
Au
pied de la ville, à la sortie du Faubourg d'Auriac.
Créée suite à l'installation des Carmes au XIVème
s.
Relevée au XVIIème s., suite aux guerres de religion
et remaniée au XIXème s.
Retable baroque, orgue de choeur, chaire.
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une vue du
faubourg d'Auriac
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La
légende de la Gandilhonne
Lauzerte s’est distinguée pendant la Guerre de
Cent Ans.
Une légende raconte qu’une vieille dame habitant
ce lieu, au nom prédestiné de Gandilhonne (celle
qui sauve), alors qu’elle vaquait à ses occupations
quotidiennes, fut interpellée par l’ennemi qui
sortait de la ville par petits groupes. Illettrée, elle
eut cependant l’idée de les comptabiliser en mettant
autant de cailloux ou de marrons (?) dans son tablier que de
soldats qui sortaient, puis elle alla avertir les consuls qui
décidèrent de fermer les portes de la ville.
Ainsi, Lauzerte aurait été une des premières
cités du Quercy à se libérer des Anglais.
Le nom de Gandilhonne est resté en souvenir de cet épisode. |
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Un
peu d’histoire
Lauzerte surplombe les vallées de la Barguelonne et du Lendou
offrant un site naturellement défensif.
La période qui marque le plus l’identité de Lauzerte
est le Moyen-Age. Fin du XIIème s., deux nobles locaux, sollicitent
Raymond V, Comte de Toulouse pour établir sur le site un château
et un parcellaire de 200 maisons d’habitations : c’est
la naissance du Castelnau, mouvement d’urbanisation qui préfigure
les bastides, à la fois politique d’aménagement
du territoire et calcul stratégique face à la menace
anglaise, toute proche. Selon l’historien Charles Higounet,
la construction de Lauzerte pourrait être à la fois l’apogée
et la fin de ce mouvement. La forteresse, avec son château,
son enceinte, ses tours et ses six portes fortifiées faisait
la fierté de ses habitants et des rois de France. Henri IV
la dépeignait comme « une de nos quatre clefs dudit pays
de Quercy […] presque imprenable, tout à cause de la
situation que forteresse ». Malgré cela, elle connut
l’occupation anglaise et plus tard les guerres de religion.
La prospérité de Lauzerte reposa sur la présence
d’une sénéchaussée secondaire (juridiction
d’appel), créée entre 1450 et 1500 dont le ressort
englobait une centaine de communes. Elle fonctionna jusqu’au
XVIIIème s.. Autres principales sources de richesse, l’exercice
d’un contrôle économique sur la campagne environnante
et les oboles laissées par les pèlerins lors de leur
passage.
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téléchargez
la bibliographie histoire et patrimoine
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Documentaire sur l'histoire, le patrimoine et les acteurs culturels du village de Lauzerte, et hommage à Jacques Buchholtz, céramiste de renommée mondiale.
Dvd en vente à l'office de tourisme.
Pour en savoir plus: www.inmediaprod.com
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Quelques
dates...
XI°
siècle
Le Pays appartient aux Seigneurs de CASTELNAU-MONTRATIER.
XII°
siècle:
LAUZERTE est devenue la propriété du Chapitre de CAHORS,
lequel l'inféode aux Seigneurs de AUCASTELS, famille DE CASTANHER.
1176
Raymond V, Comte de Toulouse, séduit par la position dominante
du "PUOIG DE LAUZERTE", en sollicite le don à ARNAUD GAUSBERT
DE CASTANHER.
1194
Raymond V, s'engage à octroyer des Coutumes et des privilèges
aux habitants, ainsi qu'aux Seigneurs. Tout ceci est confirmé
par une Charte.
1241
Raymond VII, petit fils de Raymond V, confirme les promesses faites
par son grand-père. La Charte est déposée entre
les mains des Lauzertins.
1251
Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis, époux de Jeanne
de Toulouse, est en visite avec elle à LAUZERTE.
1259
Le traité de Paris donne le Quercy au Roi d'Angleterre. Les
Anglais, qui voulaient occuper LAUZERTE, se heurtent à une vive
résistance. Il y eut un grand carnage. Les armes nombreuses el
les ossements humains, qui furent retrouvés sur la petite place
du Carnel (charnier), l'attestent.
1269
Nouvelle visite d'Alphonse de Poitiers et de son épouse. Le comte
fit un don de 60 Sols d'or pour l'Hospice, alors que la Comtesse Jeanne
donnait la même somme pour la Maladrerie (Léproserie).
1271
Mort d'Alphonse de Poitiers. Pour la première fois LAUZERTE passe
sous la domination directe du Roi de France.
1272
Contestation par le Roi d'Angleterre du testament d'Alphonse de Poitiers
attribuant le Quercy au Roi de France, Philippe XI " Le Hardi ".
1289
Le Roi d'Angleterre obtient une rente de 3000 livres par an. LAUZERTE
reste occupée par les Anglais.
1291
Révolte du Quercy. LAUZERTE se délivre de l'occupation
Anglaise par ses propres moyens. Pour la récompenser, Philippe
Le Bel, par lettres patentes, l'élève au rang de Chef-lieu
de Bailliage, Châtellenie du Quercy, Siège de Sénéchaussée.
1305
Fondation du Couvent des Carmes, restauration et nouvelle consécration
de la Cathédrale de N.D. des VAULX.
1320
Massacre des Juifs par les Pastoureaux.
1346
Hugues de Cardailhac mit sérieusement LAUZERTE en état
de défense, cela permit aux Lauzertins de se maintenir contre
le Roi d'Angleterre et ses partisans. Cette résistance de LAUZERTE
lui valut les faveurs du Roi Jean Le Bon.
1562
Le 15 août, DURAS, à la tête d'une armée protestante,
réussit à pénétrer dans LAUZERTE en fête.
La bataille, opposant les Catholiques aux Protestants, tourna à
l'avantage de ces derniers et se solda par 567 morts dont 194 prêtres.
1572
LAUZERTE est de nouveau dans le camp Catholique grâce à
Terride et ses soldats.
1789
LAUZERTE est représentée dans le Tiers Etat. Un Cahier
de Doléances est rédigé, les 58 membres élus
désignent pour les représenter ARNAUD GOUGES CARTOU, négociant,
qui était favorable aux réformes.
1800
Les districts supprimés, LAUZERTE n'est plus qu'un Chef-lieu
de Canton.
1808
Napoléon ler, crée le Département du Tarn-et-Garonne.
LAUZERTE, qui jusque là faisait partie du Lot, est rattachée
au nouveau département. |